Tout cela commence quand l’enfant sort du ventre de sa mère. Il pousse un cri qui n’a rien de volontaire ! Ce sont ses muscles, tous ses muscles, qui se trouvant sous une certaine tension provoquent un cri au passage de l’air sortant des poumons.

« La structure acoustique de la voix dépend de multiples actions musculaires synergiques. Le cri du petit enfant correspond à une contraction généralisée du thorax, de l’abdomen, des membres et de la région cervico-faciale. Ce n’est que progressivement qu’on apprend à contrôler la mimique et les gestes, à sélectionner les groupes moteurs utiles à l’émission de ceux qui sont inutiles, à choisir la tension à donner à chaque groupe musculaire au temps précis où il doit entrer en action dans l’émission vocale »(1).

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As a conclusion about PRIMARY HEARING :

« With deaf children, we face difficulties leading to behavioural problems. From his early age, the deaf child lives in a frustrating environment, because of a lack of information about a communication’s key part. On the one hand, speech and voice don’t come to him, but on the other hand, every acoustic sign of the outer world, as welle as signs from the space around him have lost their hearing acuity to him. From the moment when he strats walking, every time he has to move, the space in which he evolves has no acoustic existence. Contrary to common belief, space is full of acoustic traits. We live in an acoustic world. We need to estimate the distance of objects, the depth of the perceptive field, and the ambient volume level to our ears. Eyes provide the perspective while ears provide the direction and the depth. To the deaf child, the world is flat. Eyes will bring him the perspective which will replace the acoustic lack, thanks to an intensive Learning. When he bumps into people or onjects, the child lerans how to measure his footsteps to know the distance, and he becomes indirectly aware of the realities, as he cannot perceive them at once… This represents a double handicap : firstly, that of verbal Relationship, already known, and then that of spending his life within a full of traps’ environment, which is more badly known, more difficult to perceive this handicap’s condition, to move into it, and more important, to think and imagine its reality… » (1).

The hearing care professional’s expertise, allowing him to fit hearing aids to the deaf child, will enable the child to become aware of the distance and the volume, and hence to give him the best conditions to elaborate quality language and speech.

JYM

(1) Professor J.C. LAFON « sensory impairments and personnality » Medical psychology / Psychologie médicale 1989. 21. 13. page 1934/125

(translated from french by E.F.)


« La plupart des gens ont perdu le sens de l’émerveillement. Pour eux, tout va de soi. Réfugiés dans la sécurité de cet état d’esprit, ils perdent la liberté et l’étonnement perpétuel de l’incertitude. »

J. Krishnamurti.


« Significatif : qui est le signe, la preuve de quelque chose ; qui révèle quelque chose. »

CNRTL/Ortolang.


« Chaque échec me rapproche statistiquement d’un succès. »

Une Bel-o-Kanienne laborieuse.


La recherche de « la preuve » en médecine et en sciences plus généralement, se répand. Elle répond à des impératifs économiques (prouver que l’argent investit est bien employé), de consommation (ce que j’achète va me rendre service) ou moraux (je ne vous vole pas…), entre autres.

Le domaine de l’audioprothèse n’échappe pas à cette demande de preuves, et la découvre de façon très rapide et très aigüe ces dernières années. Nous sommes passés d’un « constat de bon fonctionnement » à une demande de preuve d’efficacité dans le bruit en une dizaine d’année. Les fabricants d’aides auditives nous promettent en effet de manière de plus en plus explicite « moins d’efforts », « plus de différenciation du signal par rapport au bruit », et même, soyons fous, « plus d’intelligibilité dans le bruit ».

Le malentendant est peut être prêt à investir dans une nouvelle aide auditive performante ou à renouveler son ancien équipement, mais à condition qu’on lui prouve par « A + B » que les résultats obtenus sont significatifs.

Est-il souhaitable de tout prouver ? c’est un débat philosophique…

Est-il possible de tout prouver ? c’est un débat (un peu) mathématique, qu’il est possible d’appliquer au monde de l’audioprothèse.

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L’animal n’a pas de langage. Le perroquet qui dit « bonjour » n’a pas la connaissance de ce que veut dire « bonjour ». Il répète ça en écho, en écholalie, il répète sans en comprendre le sens. De même le chien qui obéit à la voix et aux ordres de son maître.

 

L’être humain est, lui, capable de conceptualiser ce qu’il va dire et ce qu’il perçoit. Il possède un niveau d’abstraction supérieur que l’animal n’a pas. Ce niveau d’abstraction lui permet au fur et à mesure de la vie, à la manière d’un puzzle, de découvrir un langage de plus en plus élevé.

 

« Il ne peut y avoir de langage sans audition »(1). Nous avons vu que la parole est l’expression du langage. La parole, c’est quelque chose qu’il faut agencer. « On parle au rythme de sa pensée »(2). Je parle, il faut que j’ai déjà prévu comment je vais positionner mandibule, pharynx, voile du palais, bouche, lèvres pour émettre la parole que je veux. Donc, tout ça, il faut le prévoir dans le temps. C’est comme lorsqu’on se sert à boire, il faut prévoir l’agencement des gestes à faire et ceci dans le temps. Il faut donc avoir acquis la notion du temps, qui passe par l’audition.

 

La mélodie représente le rythme des impulsions laryngées. Qui dit rythme dit : structure + périodicité + mouvement. Le geste est un mouvement organisé dans le temps. La parole est un geste, il est organisé dans le temps. La parole est vue (lecture labiale) et entendue par l’interlocuteur (toutes les modifications apportées à la parole par les mouvements du voile du palais doivent être entendues. Très difficile à imaginer, à imiter si vous ne les entendez pas). En cas de surdité : appareiller le plus tôt possible est donc très important.

 

L’intelligibilité dépend essentiellement de la mélodie et du timbre. La mélodie, toujours dans une bande de fréquence assez grave, sera toujours plus ou moins bien perçue suivant le degré de surdité. Le timbre, formant F2, situé dans la zone 1000 – 4000 Hz, aura disparu chez le sourd profond. Appareiller le plus tôt possible est donc très important.

 

JYM

 

(1) Pr J.C. LAFON « audtion et langage en 1968 » Bulletin d’Audiophonologie 1995 Volume XI N°1 page 8.

(2) Pr J.C. LAFON « Entendre » Emission télévisée d’Igor BARRERE sur FR3 le 25 octobre 1985, entre les minutes 33_45 et 35_56. A retrouver sur le site INA : http://www.ina.fr/video/CAC85110022

 

 

Pour les possesseurs d’Affinity, mais également de tous les modules Noah 4 en général, vous avez peut être constaté une ouverture et/ou fermeture trèèèèèèès lente dernièrement après avoir quitté le module en question.

Une partie du problème ne vient pas forcément de votre PC vieillissant, mais de l’activité de Noah 4 (4.7, mais peut être également d’autres versions), qui enregistre la totalité des actions réalisées par le PC et le logiciel. Il s’agit d’un « logging » de Noah 4.

Une astuce consiste à demander à Noah 4 de ne pas tout enregistrer de ces événements, mais seulement ce qui est « digne d’intérêt », c’est à dire erreurs, erreurs fatales (!!), ou « avertissements », mais pas tout ce qui se passe de manière exhaustive.

Voici comment faire :

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Je voulais vous faire partager deux cas intéressants, qui ne sont absolument pas une exception et confirment une règle générale que nous pourrions oublier facilement.

Dans le cadre de tests sur des sujets normo-entendants, j’ai été amené à mesurer la « résistance de l’intelligibilité au bruit » de deux personnes à l’audition normale en dégradant progressivement le RSB lors d’un test FRAMATRIX.

Je vous avais présenté le FRAMATRIX dans ce billet. Ce test est constitué de listes de 10 ou 20 phrases de 5 mots chacune. Ici, c’est la version 20 phrases qui a été testée, soit une notation sur 5×20 = 100 items testés.

La procédure de test du FRAMATRIX insiste sur la nécessité d’une, ou deux listes d’entraînement avant de comptabiliser les résultats. C’est d’ailleurs le cas pour le HINT (deux listes d’entraînement), et je n’en sais pas plus sur l’ANL.

Les sujets testés ici doivent avoir un PTA (Pure Tone Average = Moyenne de l’audition en sons purs) inférieur ou égal à 15dB HL sur 250/500/1000/2000/4000Hz, sans pondération fréquentielle. Les sujets testés ont moins de 55 ans. On peut donc considérer qu’ils sont « jeunes », ont une audition dans les limites de la normale, et sont suffisamment vifs intellectuellement pour passer ce test.

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Ce billet va retracer et résumer une petite dizaine d’années d’interrogations, d’essais, de tâtonnements même pour atteindre une certaine précision de nos mesures audiométriques, acoustiques, et nos réglages. Je pensais « boucler la boucle » car une (relativement) récente norme ANSI en 2013 puis IEC en 2015, a normalisé la mesure du RECD, qui devient maintenant plus compréhensible.

*le truc jaune ou beige dans l’oreille = la mousse expansive des inserts…

Cela fait des années, si vous suivez un peu ce blog, que Sébastien et moi vous parlons de l’audiométrie aux inserts, du RECD, et de leurs intérêts.

Soit vous vous êtes lassés, en pensant que nous sommes mono maniaques (surtout moi 🙂 ), soit, grands fous que vous êtes, vous en redemandez encore ! Voici donc en résumé de quelques lignes nos « errements » sur le sujet ces dernières années, jusqu’à l’aboutissement d’une mesure normée du RECD tout récemment.

Donc, si vous avez bien suivi tous les épisodes de ces dernières années, vous avez pu dégager les grandes lignes de notre philosophie d’appareillage :

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